Samedi 14 janvier 2017 à 21:43

Depuis plusieurs semaines, le temps est devenu froid, hivernal. C'est normal, nous sommes en hiver depuis presque trois semaines. Les feuilles mortes sont recouvertes par la neige plus ou moins fondante, collante. Mes pieds nus adhèrent bien à la neige, je ne glisse pas sur le sol. Courant décembre, j'ai changé de box, j'ai quitté celui en béton, pour retourner à l'extérieur avec vue sur la forêt. Elle n'aimait pas quand j'étais à l'intérieur, le box ressemblait à une cellule, parait-il. Mes copines, en fin, ont trouvé le moyen de casser le mur de séparation en bois avec quelques coups de pieds bien sentis devant les témoins humains. Depuis elles se retrouvent dans les box intérieurs. Certes, il fait plus froid dehors, mais je préfère. Lors des descentes de températures importantes, nous avons plus de paille et de foin. Sinon j'ai une couverture grise et rose qu'elle m'a acheté, qui me tient bien chaud. Quand d'autres personnes me la mettent, je les menace en faisant des claquements de dents. Avec elle, je ne le fais pas, sinon elle émet des "pschtt" avec la bouche. Vous savez, je connais les limites à ne pas dépasser avec elle et avec la monitrice que j'apprécie beaucoup, elle aussi. Je sens le vent, les branches qui cassent lors de la tempête de l'autre nuit. Mais ce temps ne me dérange pas, j'avais de l'énergie, j'enroule ma tête lors des transitions au galop. J'ai envie de me défouler. Nous devons passer le savoir deux la semaine prochaine, il a été reporté au moins deux fois. Certaines techniques sont à mettre au point : sur le cercle : transitions montantes et descendantes, changement de direction... En progrès, mais elle ne va pas assez vite dans ses indications... Comme je suis une gentille fille, je réponds à ses demandes. Mais je suis aussi un peu chipie. D'habitude, nous travaillons une demi-heure avec des variations. Mais hier, la monitrice a juste vérifié ses gestes; tout à fait correctes, mais pas assez rapides, parait-il. Après plus d'une heure, j'en avais marre de tourner en rond, alors je mettais ma tête de travers pour éviter de tourner en rond. Elle a appelé la monitrice à la rescousse pour éviter que je prenne de mauvaises habitudes, mais aussi un peu de rébellion de ma part. Elle lui a montré et rappelé comment me faire comprendre de remettre ma tête à sa place, comme si je ne le savais pas. Je suis repartie sur le cercle. Aujourd'hui, elle a ressayé et j'ai retenté de faire obstruction, mais elle a réussi à me recadrer, mais elle n'a pas insisté trop longtemps. Ouf, puis une promenade dans la neige, où je mange les ronces et les herbes encore vertes. C'est quand même agréable de voir autre chose que les quatre murs du manège. Enfin, j'espère que nous allons pouvoir passer ce fameux savoir 2. Je vous tiens au courant.

Mardi 20 décembre 2016 à 22:34

La température a fraichi, les feuilles sont tombées des arbres et jonchent le sol. J'adore marcher et fouler les feuilles avec mes pieds nus, un joli bruit à mes oreilles. Des surprises ou des pièges se cachent sous les feuilles, mais j'ai l'habitude de sentir le sol avec mes pieds et de rester en équilibre avec ma cavalière sur le dos. J'adore avancer sous le soleil traversant les arbres dénudés, moins dans le brouillard. J'ai une particularité, je retrouve les écuries sans hésiter quelque soit l'endroit où je me trouve ou à partir de n'importe quel chemin que j'ai pris même une seule fois. J'épate les autres cavaliers parait-il. Je prends les chemins qu'elle souhaite, je vois les images dans sa tête et je les suis, C'est aussi une autre particularité que je partage avec mes congénères, mais qui est peu connue et peu exploitée par les humains. Nous essayons des chemins différents à travers la forêt et j'essaie quelquefois de les enchainer pour retrouver le chemin des écuries. Je sors seule à pied ou montée, c'est son souhait et aussi une exigence; ce n'est pas discutable. Aussi des exercices amusants dans la forêt, passer au-dessus des branches ou des troncs coupés, aussi entre deux sapins à distance ou derrière elle, nous nous entrainons de temps en temps. Elle adore marcher sur les troncs et moi je reste à côté tranquillement, je lui sers de balancier. Nous avons commencé la liberté avec la monitrice, j'essaie de m'échapper mais elle me rattrape avec le stick et je reste sage. Je suis un peu chipie, il ne faut pas rêver, j'essaie de temps en temps d'en profiter mais sans exagérer. Comme au retour d'une promenade à pied, j'enroule ma tête où j'essaie de la forcer ou d'accélérer. En général si j'insiste, je reçois une légère claque sur la joue, je me calme. Sinon, je faisais des exercices sur le chemin. Quand elle me monte, je ne fais pas la chipie sauf quand elle me sangle, je tente de l'impressionner mais elle n'est pas d'accord. Alors, je reste tranquille souvent quand elle me sangle avant de me monter, je mange de l'herbe. Je suis une gentille fille mais j'ai du caractère et une grosse expérience de l'extérieur. Elle me fait confiance dans les sorties donc à approfondir.

Vendredi 11 novembre 2016 à 17:23

Les feuilles sont colorées de tous les charmes de l'automne. Les derniers chevaux sont rentrés à l'écurie. L'ostéo m'a vue qu'il trouve que vu mon âge, je me porte bien. Elle fait très attention à moi, dans tous les domaines. J'ai droit à de la poudre de perlimpinpin dans la mangeoire, pour fortifier ma corne et faire pousser mes crins. Si vous vous rappelez, cet été, j'avais une fente dans le sabot, j'ai vu le maréchal ferrant trois fois depuis. L'autre jour, quand il est venu, très surpris, ma fente s'est ressoudée. Mes crins repoussent doucement, mais je ne serais pas une chevelue. Elle a des super cheveux noirs naturels que beaucoup envient. Pendant les vacances, elle est venue tous les jours, mes pas m'ont dirigé dans la forêt automnale. Le sol assez sec et le temps ensoleillé , nous a permis de sortir tous les jours, seules ou accompagnées. La sortie la plus gratifiante, était un trotting d'une demi heure avec la trotteuse que j'ai suivie. Elle était inquiète pour mon cœur, mais j'ai bien suivi puis j'ai galopé en douceur pour rattraper la copine. Elle n'avait pas galopé depuis douze ans, avec moi elle était rassurée. J'ai ralenti quand j'ai rejoins la copine, jeune, fort sympa et fort grande. Puis nous avons grimpé dans la forêt de conifères sur un sol sablonneux. Au sommet, une pause pour admirer la vue et nous pour manger. La descente ombragée, a posé quelques problèmes à cause des cailloux. N'étant pas paré, je sais où poser mes pieds même avec une cavalière sur mon dos, la jeunette glissait et se révélait pas très à l'aise. Finalement, elles sont descendues et nous avons suivi à pied. J'ai aussi une particularité, elle prend un chemin et je sais toujours rentrer. Elle veut se perfectionner en éthologie et passer le niveau supérieur. Un cours a révélé quelques lacunes et l'évaluation repoussée de quinze jours. Nous travaillons quand elle est libre, en progrès encore une semaine. Comme il pleut, nous profitons du manège et sinon entre les gouttes, une promenade à la longe dans la forêt, entre les troncs coupés au milieu des feuilles mortes. Nous traçons notre chemin et je la suis en prélevant des feuilles encore vertes.

Vendredi 7 octobre 2016 à 21:28

La couleur du ciel de cet automne après des jours chauds et nuits fraiches, j'étais dehors et ma robe a poussé devenant d'une belle couleur cerise. Avec mes crins noirs, je profite pour vous dire que j'ai souffert légèrement d'une dermite estivale due à l'irritation de mouches culicoides qui me piquent. Mais j'ai été "tartinée" de crème pendant tout l'été et les dégâts sont raisonnables. Ma peau est fine, et avec le "flymask" indispensable contre les petites bêtes, j'étais blessée et donc j'avais droit à de la crème. J'appréciais beaucoup et je levais ma tête de l'herbe ou du foin. Quand il y avait trop de bêtes lors de promenade, je gardais mon masque sur la tête et elle adaptait le filet et le licol au'dessus pour éviter que je sois blessée. Elle venait souvent me monter le matin, dans les vignes et nous faisions un tour d'une heure environ. La grande nouvelle de cet été, j'ai une copine jument, de la même couleur que moi, mais plus corpulente, elle a 9 ans. Nous étions souvent ensemble pour chasser les mouches, mais comme ma queue est courte, elles me mettaient au bout et je profitais de leurs queues. Je n'aime pas les grosses pierres entassées sur les chemins ou dans les champs, je les regarde toujours avec attention, mais maitenant je passe à côté sans problème. Depuis un mois, nous avons quitté les vergers et les vignes pour regagner d'abord un magnifique pré avec des pommiers. en bordure de forêt. Nous avons eu la visite du dentiste, véto qui a vérifié notre dentition. La mienne est en excellent état, vu mon âge. J'ai quelques pics qu'elle a limé avec sa fraise, elle m'a sédatée un peu car mon côté pur sang rejaillit assez vite dans certaines circonstances. Nous sommes allés en groupe, et elle me disait toujours "on rentre à la maison", donc j'ai pris un chemin large et agréable sous mes pieds nus et je remontais jusqu'à l'écurie sans me tromper. J'ai pris ce chemin une fois mais pas en entier quand nous sommes allés dans les vignes. Le retour s'est fait à pied, mais moi je marche d'un bon pas. Je n'aime plus trop être seule au pré, je m'agite et j'appelle les copines. J'ai découvert la compagnie de mes congénères et j'apprécie, ce qui ne m'empêche pas de sortir seule en promenade, c'est une exigence. Puis il ya quinze jours tout juste, l'herbe a manqué et nous sommes retournés à l'écurie. Comme elle ne pouvait pas me ramener, elle a demandé à une copine du même âge, de me remonter. Elle a accepté et m'a essayé la veille lors d'un petit tour et m'a cherché dans le pré. Quand elle m'a sanglée, je me suis tournée pour la menacer mais elle ne s'est pas laisser impressionner. Elle est très douce, et a fait très attention pour ne pas me tirer sur la bouche, j'ai beaucoup apprécié. Nous sommes remontés à plusieurs chevaux et les cavaliers ont fait attention à ne pas prendre de risque. Les deux autres juments appartiennent à un jeune couple qui ont quelquefois des réactions imprévisibles et sont assez impulsifs. Les idées changent sans arrêt. Maintenant depuis quinze jours nous sommes à nouveau au box, mais quand il fait beau nous sommes dans la carrière avec du foin. Je suis contente, elle ose me sortir seule ou à deux, elle choisit le chemin et en cas de doute, je sais rentrer, elle me fait confiance et me teste. Mais ce n'est pas drôle, car elle retrouve des chemins que nous avons fait en début de semaine. Hier nous avons fait un grand tour de deux heures au pas avec un peu de trot. Je suis sage, je marche et la forêt est mon élément, je suis très à l'aise sauf sur les cailloux. La descente longue m'a obligé à freiner sur mes épaules, mais je reste en équilibre sur mes pieds non ferrés. Elle veut reprendre des cours et passer au niveau supérieur en éthologie, c'est déjà programmé pour fin octobre. Elle apprend très vite la théorie et moi la pratique. J'espère que vous aurez plaisir à me lire.

Samedi 9 juillet 2016 à 21:20

Depuis deux mois, je suis au pré, dans l'herbe bien haute du début. j'étais avec le même groupe que l'année dernière proche de la forêt. Lors d'un cours, la monitrice a proposé ses vergers pour nous mettre dessus. Mais ils sont dans la plaine, proche des vignes. L'un des membres de ce groupe a cassé les fils pour aller manger plus haut. Mais elle a demandé pour que je puisse descendre dans la plaine, elle connait bien les chemins. Ce qui a été accepté sans trop de problèmes. Nous avons quitté la forêt avec une autre jument, puis nous avons rejoins les hongres dans le bas pour chevaucher tranquillement jusqu'aux vignes. J'ai sué, mon tapis bleu est devenu blanc et trempé. Puis j'étais avec les juments dans un verger plein de bonnes herbes. Elle vient me voir quand elle peut. Mais j'ai commencé à avoir de la dermite estivale dans les crins, depuis je suis tartinée deux fois par jour. Mes crins sont un peu cassés, mais ca va mieux et ma queue reste courte mais elle n'est pas trop atteinte. Nous changeons de pré tous les cinq, six jours, mais toujours dans le coin. Elle me sort une fois par semaine dans les environs et nous trottons un peu. J'aurais du avoir des cours, mais il pleuvait, la carrière qu'on a prêté était inutilisable. Enfin, je suis en vacances, juste des promenades en mains ou sur mon dos. Mais elle aussi est en vacances, je la vois tous les jours. Elle me tartine mon poitrail que je mors à cause des mouches. J'ai un flymask pour protéger mes oreilles et mes yeux des insectes volants. Les juments tournent, mais les relations sont paisibles. En fait, je suis le chef et je baisse les oreilles pour exprimer mon mécontentement. Depuis, dimanche dernier, une nouvelle jument est arrivée et nous nous entendons bien. Nous sommes trois et ce matin, une promenade ensemble. J'ai trouvé une copine, c'était son souhait par ailleurs. Elle est cool et calme, moi aussi, malgré mon sang pur qui circule dans mes veines. L'autre jour, ils ont mis sur mon dos, leur petite fille de deux ans et demi. C'est mieux que la poussette, puis elle ne pèse pas lourd. Hier, j'ai vu la véto, une blonde avec une queue de cheval. Nous avons été présentées l'une à l'autre, elle m'a caressée. Elle est venue pour me vacciner, et l'a rassurée car mes pieds, n'ont pas de poils au dessus de la couronne, et la couleur diffère du reste de la corne. Mais nous avons été dans la boue pendant de longues journées. Voilà le résultat... J'ai une seime que le maréchal ferrant vient pour me la barrer la semaine prochaine. D'après le maréchal ferrant je n'ai pas de seime, par contre, ma corne pousse irrégulièrement, donc il faut la tailler de temps en temps. Mais je ne suis pas trop grosse, je bien pour mon âge.

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