Samedi 13 mai 2017 à 21:35

Depuis bientôt nous sommes au pré, d'abord que les juments puis deux hongres sont venus. Je connais bien l'entre d'eux, il sort souvent avec nous. Au début je lui disais des horreurs avec mes oreilles ou je le défie en lui montrant mon mécontentement. Mais au pré, nous nous entendons bien, je ne vais pas me fâcher avec lui. L'autre, il est gentil mais un peu trouillard. De toute manière je suis une grosse maligne. Nous changeons de pré tous les quatre cinq jours et comme nous sommes cinq, je la vois en plus. Par contre la semaine dernière, il manquait un licol pour aller dans le nouveau pré, alors elle m'a juste mis des rênes en coton autour de l'encolure et j'ai suivi. Le pré avait une belle herbe haute, nous sommes partis au galop et l'un d'entre nous a fait des bonds. Puis la semaine passe, nous avons mangé le pré. Elle venait tous les jours nourrir la poulichette, j'en profitais pour me servir au passage, mais elle ne voulait pas. L'autre jour, une promenade avec une congénère de la même race que moi. Mais elle a peur de trois pauvres canards qui traversaient le chemin. En fait, je me demande qui a le plus peur elle ou sa maitresse. Je ne suis pas peureuse, j'ai le pied sur et le sens de l'orientation. Je retrouve mon chemin même un an après. Nous portons des masques pour nous protéger des mouches, j'accepte mais l'autre soir, je n'en voulais pas. Mais quand elle est venue j'ai accepté. Le nouveau, il est bleu au moins il s'accorde avec ma robe. Il a un grand rebord en polaire pour qu'il n'attaque pas ma peau sensible. Mais le comble, si vous saviez. Une couverture anti mouche, grise avec un liséré bleu marine, au moins je ne suis pas ridiculisée avec du rose. Elle me l'as mise hier matin, mais entre temps, il a plu donc j'ai pris une douche avec. Malin. Elle n'est pas venue ce soir, je l'attendais, dites le lui. J'aime bien quand elle vient !

Dimanche 23 avril 2017 à 19:02

Depuis longtemps, l'herbe avait disparu des pâtures, nous étions rentrés à l'écurie à la fin septembre. En fonction du temps, nous avons fait quelques promenades dans la forêt automnale, sans feuilles ou avec de la verdure. Puis de nouveau, elle m'emmène manger de l'herbe pour que mon estomac puisse s'adapter à la transition alimentaire. Elle profitait de ces moments pour me brosser et faire partir les poils morts. Je m'éclaircis en fonction de la perte des poils. Des tas bruns et des tas plus roux reposent sur l'herbe pour faire le bonheur des oiseaux. Des promenades de plus en plus longues seules ou accompagnées par d'autres copines, nous avons fait. Je préfère la forêt, mes pieds nus s'adaptent à la qualité du sol. Des biches partaient dérangées par notre approche. Je ne m'effraie pas. Je le sais c'est tout. Un grand tour, du côté montagneux, le chemin étroit, parsemé de cailloux offre peu de passages pour trotter sauf à un endroit. Je cherche les rebords herbeux moins pointus pour mes pieds. L'autre soir, une nouvelle virée tardive, nous prenons notre chemin préféré accompagné d'une copine et de son cheval. Elle décide de virer dans un chemin forestier. Mais la surprise, nous étions plus loin que prévu. L'autre personne s'inquiète du trajet de retour. Elle, évidemment pas et me dit simplement " O à la maison". Sans hésiter, je prends la tête et je pars au trot pour rentrer avant la nuit. Nous sommes arrivés avant la tombée de la nuit. Depuis une semaine, j'entends les nouvelles orales. Bientôt, nous sortirons. Mais les températures extrêmes, la neige de retour pendant la nuit et les giboulées glacées entre deux rayons de soleil ont retardé notre départ vers le pré. Jeudi, les copines sont parties en camionnette pour gagner du temps, puis ils sont venus me chercher, Je suis montée tout de suite, sans discuter, elle m'accompagnait, je n'étais pas inquiète. (Les autres fois, c'était pour m'abandonner). Nous avons rejoins les copines sur un pré en contrehaut. Lâchée dans l'herbe si verte, je suis partie au galop et j'ai repris mon rôle de chef. Le lendemain, elle est venue, mais je ne suis pas allée à sa rencontre, je reconnais sa voix et le bruit de sa voiture. Ce weekend , je me suis dirigée vers elle quand j'ai reconnu sa voix. Elle est revenue avec la brosse et la crème pour m'en mettre sur le poitrail où les mouches aiment me piquer. J'ai l'habitude des soins en pleine nature et en liberté. Elle a même essayé une couverture spéciale pour que je ne sois pas piquée et éviter de détruire mes crins qui ont poussé. Nous n'avons qu'à profiter de l'herbe si tendre.

Samedi 25 février 2017 à 21:28

Le froid est parti laissant la place à des températures plus douces. J'ai eu le droit à une couverture pour résister aux froidures de janvier. Elle est grise et rose, je suis tendance parait-il? Il faisait tellement froid que les rares fois où nous avez travaillé ensemble, je gardais la couverture. Juste des exercices au pas et quelquefois au trot quand j'étais détendue et échauffée; comme une porcelaine précieuse. Des massages sous la couverture, je n'appréciais pas trop, mais elle me caressait malgré tout. J'ai essayé de tourner la tête en baissant les oreilles, mais sans effet. Je récoltais un doigt tourné vers moi et sinon des bruitages. La couverture est assez propre, posée sur le mur du box. Plusieurs fois, nous avons essayé de passer le deuxième savoir. Mais je passais le stick, je ne l'écoutais pas, je refusais de reculer ce que je sais très bien faire, quand je veux. Le résultat, la monitrice a repris les choses en main pour éviter que je ne respecte plus et que je dépasse les bornes. Finalement, je recule même en liberté avec le désengagement des postérieurs des deux côtés auquel je réponds suite à des bruits de bouche de type smiley. Hier, je l'ai réussi en liberté, je devais revenir vers elle, j'ai répondu à sa demande car elle avait un bout de carotte dans la main. Je suis gourmande. Je comprends aussi le langage gestuel, même incomplet, même imprécis... Je réagis aussi à l'énergie développée par vous, elle, lors des exercices... De temps en temps, je dois dépasser mon confort personnel, elle me bouscule surtout quand la monitrice est là. J'ai sauté une barre avec de l'élan et tourné rapidement dans l'autre sens pour retenter le saut. Un autre exercice consistait à réaliser un huit d'abord au pas puis au trot... Elle a fait claquer le stick comme un fouet, ce qui ne me plaisait pas vraiment, mais comme je ne suis pas trouillarde, au bout de deux fois je ne réagissais plus. Avec l'extrémité de la longe, elle me la plaçait sous le paturon et je devais lever le pied et prendre appui dessus puis identique avec l'autre pied. Ce n'est pas difficile. Je dois augmenter ma sensibilité pour lever le pied au contact de sa main sur la châtaigne des quatre pieds. Puis un exercice que j'apprécie plus ou moins suivant les jours, avec la longe je dois effectuer une flexion latérale et verticale des deux côtés. Mais hier nous avons découvert ensemble, comment me mettre sur la main avec le licol. J'ai réalisé un passage au pas entre les cônes dans les deux sens, puis les déplacements latéraux, Quand je suis placée face au mur, je me positionne toute seule et j'avance bien à main gauche. Dans l'autre sens, elle doit insister, mais hier je devais l'effectuer au dessus d'une barre au sol. Nous aimons bien nous promener en liberté dans le manège au pas, arrêt, recul puis trot. Je cours mieux qu'elle. Elle souffle assez vite, manque franchement d'entrainement à mon avis... entre nous. Puis après je suis rentrée dans mon box pour manger enfin mon foin pendant qu'elles finissaient leur thé et que la partie orale commençait pour elle. SI j'ai bien compris, elle n'a plus trop révisé, elle apprend très vite la théorie et ses réponses étaient, cette fois ci, assez incomplètes et limites. Je sais que la dernière fois, quand il faisait moins 15°, elle était très déçue, je le sens bien... Enfin, cette fois ci nous avons réussi, nous formons une bonne paire toutes les deux

Samedi 14 janvier 2017 à 21:43

Depuis plusieurs semaines, le temps est devenu froid, hivernal. C'est normal, nous sommes en hiver depuis presque trois semaines. Les feuilles mortes sont recouvertes par la neige plus ou moins fondante, collante. Mes pieds nus adhèrent bien à la neige, je ne glisse pas sur le sol. Courant décembre, j'ai changé de box, j'ai quitté celui en béton, pour retourner à l'extérieur avec vue sur la forêt. Elle n'aimait pas quand j'étais à l'intérieur, le box ressemblait à une cellule, parait-il. Mes copines, en fin, ont trouvé le moyen de casser le mur de séparation en bois avec quelques coups de pieds bien sentis devant les témoins humains. Depuis elles se retrouvent dans les box intérieurs. Certes, il fait plus froid dehors, mais je préfère. Lors des descentes de températures importantes, nous avons plus de paille et de foin. Sinon j'ai une couverture grise et rose qu'elle m'a acheté, qui me tient bien chaud. Quand d'autres personnes me la mettent, je les menace en faisant des claquements de dents. Avec elle, je ne le fais pas, sinon elle émet des "pschtt" avec la bouche. Vous savez, je connais les limites à ne pas dépasser avec elle et avec la monitrice que j'apprécie beaucoup, elle aussi. Je sens le vent, les branches qui cassent lors de la tempête de l'autre nuit. Mais ce temps ne me dérange pas, j'avais de l'énergie, j'enroule ma tête lors des transitions au galop. J'ai envie de me défouler. Nous devons passer le savoir deux la semaine prochaine, il a été reporté au moins deux fois. Certaines techniques sont à mettre au point : sur le cercle : transitions montantes et descendantes, changement de direction... En progrès, mais elle ne va pas assez vite dans ses indications... Comme je suis une gentille fille, je réponds à ses demandes. Mais je suis aussi un peu chipie. D'habitude, nous travaillons une demi-heure avec des variations. Mais hier, la monitrice a juste vérifié ses gestes; tout à fait correctes, mais pas assez rapides, parait-il. Après plus d'une heure, j'en avais marre de tourner en rond, alors je mettais ma tête de travers pour éviter de tourner en rond. Elle a appelé la monitrice à la rescousse pour éviter que je prenne de mauvaises habitudes, mais aussi un peu de rébellion de ma part. Elle lui a montré et rappelé comment me faire comprendre de remettre ma tête à sa place, comme si je ne le savais pas. Je suis repartie sur le cercle. Aujourd'hui, elle a ressayé et j'ai retenté de faire obstruction, mais elle a réussi à me recadrer, mais elle n'a pas insisté trop longtemps. Ouf, puis une promenade dans la neige, où je mange les ronces et les herbes encore vertes. C'est quand même agréable de voir autre chose que les quatre murs du manège. Enfin, j'espère que nous allons pouvoir passer ce fameux savoir 2. Je vous tiens au courant.

Mardi 20 décembre 2016 à 22:34

La température a fraichi, les feuilles sont tombées des arbres et jonchent le sol. J'adore marcher et fouler les feuilles avec mes pieds nus, un joli bruit à mes oreilles. Des surprises ou des pièges se cachent sous les feuilles, mais j'ai l'habitude de sentir le sol avec mes pieds et de rester en équilibre avec ma cavalière sur le dos. J'adore avancer sous le soleil traversant les arbres dénudés, moins dans le brouillard. J'ai une particularité, je retrouve les écuries sans hésiter quelque soit l'endroit où je me trouve ou à partir de n'importe quel chemin que j'ai pris même une seule fois. J'épate les autres cavaliers parait-il. Je prends les chemins qu'elle souhaite, je vois les images dans sa tête et je les suis, C'est aussi une autre particularité que je partage avec mes congénères, mais qui est peu connue et peu exploitée par les humains. Nous essayons des chemins différents à travers la forêt et j'essaie quelquefois de les enchainer pour retrouver le chemin des écuries. Je sors seule à pied ou montée, c'est son souhait et aussi une exigence; ce n'est pas discutable. Aussi des exercices amusants dans la forêt, passer au-dessus des branches ou des troncs coupés, aussi entre deux sapins à distance ou derrière elle, nous nous entrainons de temps en temps. Elle adore marcher sur les troncs et moi je reste à côté tranquillement, je lui sers de balancier. Nous avons commencé la liberté avec la monitrice, j'essaie de m'échapper mais elle me rattrape avec le stick et je reste sage. Je suis un peu chipie, il ne faut pas rêver, j'essaie de temps en temps d'en profiter mais sans exagérer. Comme au retour d'une promenade à pied, j'enroule ma tête où j'essaie de la forcer ou d'accélérer. En général si j'insiste, je reçois une légère claque sur la joue, je me calme. Sinon, je faisais des exercices sur le chemin. Quand elle me monte, je ne fais pas la chipie sauf quand elle me sangle, je tente de l'impressionner mais elle n'est pas d'accord. Alors, je reste tranquille souvent quand elle me sangle avant de me monter, je mange de l'herbe. Je suis une gentille fille mais j'ai du caractère et une grosse expérience de l'extérieur. Elle me fait confiance dans les sorties donc à approfondir.

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